Le contrat de cession et édition musicale

La composition /création : on acquiert la qualité d’auteur, les titres sont à déposer à la SACEM

Le qui concerne les artistes, auteurs-compositeurs est : le contrat de cession ou d’édition musique et le pacte de préférence.

Le contrat est défini par le Code de la propriété intellectuelle, c’est le contrat par lequel un auteur d’une œuvre de l’esprit, ou ses ayant-droits, cèdent à des conditions déterminées à une personne appelée éditeur, le droit de fabriquer ou de faire fabriquer un nombre d’exemplaires de l’œuvre. A charge pour elle d’en assurer la publication et la diffusion.

L’éditeur musical moderne n’est pas celui qui écrit les partitions uniquement, mais celui qui met en œuvre l’exploitation phonographique du disque. L’exploitation audiovisuelle, l’exploitation en ligne, en spectacle, en France et à l’étranger.

C’est pourquoi il s’agit d’un contrat de cession et d’édition musicale.

L’auteur cède à l’éditeur selon les modalités définies au contrat, le droit exclusif d’exploitation du titre de l’œuvre, la propriété du manuscrit de l’œuvre remis par l’auteur à l’éditeur ou la propriété du CD.

Selon ce qui est cédé dans le cadre d’une composition, il peut y avoir donc un contrat de cession relatif aux paroles seules, à la composition, à l’arrangement, à l’adaptation, à la traduction, aux paroles et à la composition, aux modifications.

Quel que soit l’apport créatif réalisé par l’auteur, il peut faire l’objet d’une cession. En contrepartie, l’éditeur s’engage envers l’auteur à assurer à l’œuvre une exploitation permanente et suivie ainsi qu’une diffusion commerciale conforme aux usages de l’édition de la musique française ; conformément aux dispositions de l’article L132-12 du Code de la propriété intellectuelle.

Il contracte une obligation dite de résultats, l’absence de publication graphique constatée, l’absence d’exploitation constatée est considérée comme fautive et entraîne, sauf en cas de force majeure, la résiliation du contrat auteur-éditeur.

L’exploitation phonographique est devenue le mode principal d’exploitation des œuvres musicales. L’éditeur peut prendre en charge la réalisation des maquettes, du single et, lorsque la carrière de l’artiste est lancée, la participation de l’éditeur continue en finançant par exemple des répétitions, des maquettes des futurs enregistrements ou en participant financièrement aux clips.

L’éditeur gère l’exploitation audiovisuelle et, en raison des apports consentis à la SACEM et à la SDRM, il assure seul la négociation avec les producteurs audiovisuels concernant l’autorisation d’incorporer l’œuvre dans un film ou la publicité sur la prise en charge.

L’une des particularités du droit d’auteur dans le secteur de la musique est la présence de la gestion collective des droits, l’éditeur gère donc en collaboration avec la SACEM et la SDRM les droits de l’artiste. La coexistence de la gestion collective et de l’exploitation par l’éditeur est donc une spécificité du système français.

Les contrats de cession et d’édition musicale concernent donc les auteurs-compositeurs, leur volonté de céder leurs droits, soit auprès d’une maison de disques, soit auprès d’un éditeur indépendant qui leur permettra de mettre en œuvre l’exploitation. L’exploitation du disque en lui-même peut prendre par la suite d’autres formes dans la cadre de la production.

Le contrat de préférence, appelé également le pack de préférence est un contrat de première option, il peut être défini comme une promesse faite par l’auteur à un éditeur de lui céder tout ou partie de ces droits sur un certain nombre d’œuvres d’un genre défini pendant une certaine durée. L’éditeur pouvant ou non en exiger l’exécution.

Dans cette hypothèse, les maisons de disques prennent une option sur les créations à venir. Une première option accordée par l’auteur à l’éditeur qui se distingue d’une exclusivité que l’interprète peut accorder à un producteur phonographique ; car il est soumis à des dispositions légales contraignantes d’une durée limitée. Limitée dans le genre mais une possibilité de l’auteur sous certaines conditions de retrouver sa liberté en cas de refus de l’éditeur d’éditer un certain nombre d’œuvres.

Le contrat de préférence survit à la résignation du contrat d’artiste.

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